YADAM « SAFEPLACE »

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Ce jeune homme de vingt ans, né au Vénézuela a déjà une vie riche en péripéties. Il a passé son enfance aux Etats-Unis jusqu’en 2012, date à laquelle il a dû revenir dans son pays d’origine en pleine déconfiture. Pour s’en sortir il se met à étudier plusieurs langues (dont le français). En mars 2017 il remporte le concours de chant de l’Alliance Française et gagne un vol pour la France…

Il se présente à l’émission « Nouvelle star » et devient finaliste en décembre 2017. Après avoir obtenu un visa d’artiste qui lui permet de rester en France, c’est à Paris qu’il entreprend de travailler sur un premier EP. Une campagne de crowdfunding lui permet de réaliser ainsi la sortie de « Safeplace », 5 compositions où il chante en français, espagnol et anglais.

Ce disque est le reflet de son expérience vécue, des bouleversements qui ont chamboulé sa vie, des souffrances et des angoisses qu’il a enduré comme tant d’autres qui ont dû quitter leur pays. Sa très belle voix lui permet d’exprimer pleinement sur une pop délicate la nostalgie, la tristesse, la colère mais aussi l’espoir qui l’habite.

Pour Yadam, la vie est un long cycle fait de changements incessants où la quiétude et le bonheur peuvent être interrompus brusquement, et où il faudra tout recommencer à zéro. Trouver un lieu sûr (« safeplace ») est un des principaux objectifs. Yadam l’a trouvé à Paris et espère qu’il pourra un jour y accueillir sa famille.

On lui souhaite une jolie carrière. Elle commence plutôt bien avec ce premier disque…     B.Jean

http://www.yadam.fr

THE HEADSHAKERS « New album featuring Fred Wesley, Russell Gunn, Dréo »

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Imaginez James Brown faisant le bœuf avec Franck Zappa, Maceo Parker et Rage Against The Machine et vous aurez une petite idée de ce que produisent ces huit musiciens… Après un premier album en 2015, The Headshakers (nom inspiré du groupe jazz-funk The Headhunters) remet le couvert avec en plus trois ingrédients de qualité : le tromboniste Fred Wesley (James Brown, Maceo Parker…), le trompettiste Russell Gunn (Marcus Miller) et la chanteuse Dréo.

Impossible de s’endormir avec la musique de ces lillois. Leur funk torride vous fera remuer jusqu’au bout de la nuit. Ça commence très fort avec « Finger in the noise » et son riff de guitare tranchant. La voix de Dréo prend le relais sur le funky « Cutry dance party » et ainsi de suite.

Les 12 compositions de ce nouvel album reflètent parfaitement l’énergie que dégage le groupe sur scène. Le cocktail de groove des Headshakers a un effet explosif en live,c’est une évidence. Aussi à l’aise dans le funk que dans le jazz-rock (ils ont assuré la première partie de Stanley Clarke au Tourcoing Jazz Festival), ils dégagent une puissance phénoménale.

Alors si vous ne connaissez pas encore bien leur univers, plongez y vite vos oreilles, mais attention au risque de dépendance…                                                                                             B.Jean

http://www.theheadshakers.com

SEYES « BEAUTY DIES » (Music Box Publishing)

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Le duo Seyes, formé autour de la multi instrumentiste Marine Thibault alias Cat’s Eyes et de la chanteuse Charlotte Savary présente son premier album. Toutes deux ont joué avec Wax Taylor dans une quarantaine de pays pour plus de 500 concerts.

La voix de Charlotte s’accordant à merveille avec la musique électro-pop de Marine, l’union et la fusion des deux jeunes femmes au sein d’un projet commun était presque une évidence… Avec un fond bleu pour la pochette, bleu comme la mer qui fascine Marine, bleu comme le ciel qui fait rêver Charlotte, bleu aussi comme la mélancolie et l’infini.

« Beauty dies » s’articule autour de 9 titres d’une pop-électro aérienne où le duo laisse libre cours à une imagination puisant son inspiration dans la science-fiction. Marine tisse des paysages sonores envoûtants à l’aide de ses instruments et de ses machines, et Charlotte y appose ses textes avec sa voix limpide, presque surnaturelle.

Le morceau éponyme « Beauty dies » s’inspire du film choc de Dalton Trumbo « Johnny got his gun » (« Johnny s’en va t-en-guerre »), un des premiers films à évoquer le syndrome post-traumatique du soldat. Les textes de « The valley of unrest » sont extraits d’un poème d’Edgar Alan Poe, ceux de « Au son des armes » s’inspirent du poème d’Arthur Rimbaud Le dormeur du val.

« Peace » a été composé le lendemain des attentats du Bataclan et le mélancolique « Alan in september » imagine l’enfance du petit Alan Kurdi avant sa fin tragique et bouleversante , ce petit garçon retrouvé noyé sur une plage turque en 2015. D’autres thèmes sont abordés comme la prédation sexuelle ( « Dans l’arène »), où les rôles sont inversés et où l’homme doit suivre l’invitation de la reine.

Seyes nous offre avec « Beauty dies » un voyage onirique et enivrant où la beauté se heurte à la violence du monde, où rythmes et mélodies propulsent nos émotions vers un au-delà en apesanteur.                                                                                                                      B.Jean

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JEAN-LUC THOMAS « OFICINA ITINERANTE » (Hirustica)

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Le flûtiste Jean-Luc Thomas a laissé sa signature sur un nombre impressionnant de projets de toutes sortes : Kerlavéo, Serendou, « Magic flutes » avec Ravichandra Kulur, « Translations » avec David Hopkins, Kej, Ainara… Il a multiplié les rencontres avec des musiciens bretons, irlandais, polonais, arabes, maliens, brésiliens, qu’ils viennent de la musique traditionnelle, du classique ou du jazz.

« Oficina itinerante » est le résultat d’une longue collaboration avec le virtuose du choro Vitor Lopes. Le flûtiste a effectué de nombreux voyages au Brésil où il s’est constitué de solides attaches musicales et amicales. En 2013, le trio Sopro Da Terra formé avec le percussionniste Bernardo Aguiar s’est produit des deux côtés de l’océan Atlantique.

Un séjour au Brésil en 2018, puis une résidence en 2019 pour l’enregistrement ont abouti à la création de cet album, qui a été mixé en Bretagne. 14 compositions en hommage à des personnes, des lieux ou des situations, en compagnie d’une équipe de 10 musiciens (saxo, clarinette, percussions, contrebasse, guitares, harmonica, kora, cuatro, piano, accordéon, batterie) et d’une chanteuse.

« Oficina itinerante » est un carnet de voyage époustouflant qui nous emmène du Trégor au Sertão, du carnaval de Recife aux rythmes du Maracatu au son de la flûte traversière en ébène d’un étonnant musicien voyageur.                                                                                B.Jean

http://www.facebook.com/JLTKerlaveo

Sortie le 28 février 2020

Concert le 26 février à La Péniche Antipode, Paris

TROPICAL MANNSCHAFT « CHAPTER 3 » (ZRP)

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Florian von Künssberg, alias Tropical Mannschaft est de retour. Un an après « To be continued », voici un nouvel EP où l’artiste nous propose 5 titres sortis de son imagination fertile. Cet ex membre du groupe The Lanskies flirte avec les sonorités électroniques, les mélodies façon Beach Boys et les ambiances 80’s.

Pour ce « Chapter 3 » Tropical Mannschaft a convié une figure de la scène hip hop anglaise, Jamie Broad, a participer au projet. On retrouve les deux musiciens sur le dub électro « Out of time » qui sonne très Gorillaz. Le morceau qui suit, « Ashes to ashes dust to dust » s’inspire très largement du célèbre titre de David Bowie en le détournant habilement.

Tropical Mannschaft offre encore une fois une belle palette pop harmonieuse, parfois psychédélique, où les textes toujours aussi étranges parlent de morts qui côtoient les vivants et d’univers parallèles. Cet ambiance bizarre est bien retranscris dans le clip de « What a night » dessiné et réalisé par Christophe Perray.                                                          B.Jean

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ARROGANT CRIMINALS « FINE & DANDY » (Octopus)

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Le groupe Arrogant Criminals a vu le jour à Paris en 2010, très influencé par les scènes indie rock de Sheffield et New-York. Leur premier titre enregistré a été choisi comme générique du dessin animé Daltons et a donc bénéficié d’une large diffusion quotidienne dans le monde entier, ce qui a boosté la popularité du groupe.

Arrogant Criminals a sorti un premier EP en 2013, après une tournée de trois semaines au Japon, suivie de nombreuses dates à Paris, puis dans le reste du pays. Un second EP est paru fin 2017, « Boys get around ». « Fine & Dandy », leur premier album a de quoi surprendre et séduire.

Le quatuor y a mis toutes ses influences revendiquées, principalement des années 70 (Doors, Beatles, Yes, Stones…) sans oublier la pop et le rock actuel. Le résultat ? Des ruptures et des changements de rythmes et d’ambiances inattendus où un passage instrumental évoque les meilleurs moments de Yes (la suite « Long ago – Part 1 et part 2 »), des claviers façon Doors (« Midnight revelation »), un titre construit autour d’un solo de batterie (« La tempête »)…

Arrogant Criminals assure aussi dans les titres purement rock (« Fine & Dandy », « I’m a fool for you », « I wanna be your man »…). Les deux derniers titres « Fallin' » et « Ending » terminent en beauté et dans le calme un disque commencé avec force et fracas. Un groupe à découvrir d’urgence.                                                                                                     B.Jean

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WHITNEY SHAY « STAND UP! » (Ruf Records)

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La californienne aux cheveux rouges a enregistré son premier album en 2012, mais c’est le suivant « A woman rules the world » en 2018 qui l’a propulsée sous les projecteurs. Elle a remporté quatre victoires aux San Diego Music Awards (élue Artiste de l’Année 2019), a été nominée aux Blues Music Awards. Whitney Shay est considérée par le magazine Blues Matters comme « futur icône du blues ».

« Stand up! », son troisième enregistrement (le 1er sur le label Ruf) enfonce encore davantage le clou du blues, même si la dame ne se contente pas uniquement de ce genre musical… Car sa voix se prête aussi magnifiquement aux style R & B et Soul comme le montre ce nouvel opus.

Enregistrés au Texas, dans un studio d’Austin, les 12 titres de ce disque ont tout pour vous faire remuer et ne surtout pas rester assis avachi… Le phénomène Whitney Shay est l’équivalent d’un bâton de dynamite sur scène (en moins dévastateur) et ses prestations live (elle a donné plus d’un millier de concerts) ne peuvent que marquer les esprits.

« Stand up! » est gorgé de blues, de soul, voir même de funk (« P.S. It’s not about you »). Elle a convié le chanteur texan Guy Forsyth pour deux duos de choc sur « Far apart (Still close) » et « Boy sit down ». Elle s’est entouré de musiciens qui assurent dont la guitariste Laura Chavez et Red Young aux claviers.

Côté textes, la californienne n’oublie pas qu’elle est une femme et plusieurs titres évoquent les combats pour l’égalité et l’autonomie. Toutes les chansons ont été écrites avec son partenaire Adam J.Eros. Enfin, Whitney Shay fera partie cette année du Blues Caravan de Ruf Records qui a commencé sa tournée européenne. Elle y joue aux côtés des guitaristes Jeremiah Johnson et Ryan Perry.                                                                      B.Jean

http://www.whitneyshay.com

Sortie le 21 février 2020