CHRISTINE AUDAT « ODA » (Quart de Lune)

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Christine Audat, auteure-compositrice-interprète, partage sa vie entre la France et le Pérou de par ses origines. Ses nombreux séjours à l’étranger, ainsi que la tradition orale transmise par sa famille, lui ont permis d’acquérir de solides connaissances sur les  cultures musicales sud-américaines.

Parmi ses nombreuses réalisations, citons l’enregistrement du disque « Échos-logiques » autour de chansons du monde en compagnie de 500 enfants, des ateliers de chants et d’éveil musical à la Cité de la musique-Philharmonie de Paris, l’organisation d’un festival, la création de plusieurs groupes…

« ODA » est un EP de 5 titres chantés en français où elle s’accompagne à la guitare, entourée de 5 musiciens à la guitare, au violon, bandonéon, contrebasse et accordéon. Le titre en ouverture, « Amazone-sur-Seine », résume bien l’esprit du disque. C’est à un voyage onirique entre deux mondes que Christine Audat nous convie, un périple original et surprenant, loin des clichés.                                         B.J

Sortie le 9 mars 2018

http://www.christineaudat-oda.com          http://www.oda-musique.com

 

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SAMUELE « Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent » (In Tempo)

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Elle écrit, compose et interprète ses chansons au chant et à la guitare. Samuele nous vient du Québec, « de l’autre côté de la grosse flaque » (comme elle le dit joliment sur son site). La demoiselle, native de Montréal, n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et surtout pas par les mecs…

Il suffit d’écouter le titre qui ouvre l’album, « Égalité de papier », pour s’en convaincre. Elle nous délivre sa vision des choses et parle notamment des rapports compliqués entre hommes et femmes, le tout sans aucun accompagnement musical. Elle ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à dire « je vous emmerde » à ceux qui trouvent qu’elle joue bien au foot, « pour une fille »…

Mais ce côté rebel revendiqué cache aussi une énorme tendresse qui se manifeste dans la plupart des compositions comme « Dactylo » (voir le joli clip noir et blanc sur son site), « Tout les blues », « Le lest » ou « La couleur de l’orage ». Cela fait plusieurs années que Samuele écume les clubs underground de Montréal où ses prestations énergiques et sincères ne laissent personne indifférent. Elle se fait remarquer par ses prestations scéniques et son folk-blues militant dans des festivals et gagne plusieurs récompenses en 2015, dont une bourse qui lui permet d’enregistrer son premier album.

Sorti au Québec en avril 2017, « Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent » obtient deux nominations (« Album alternatif » et « Révélation de l’année ») au Gala de l’ADISQ, l’équivalent des Victoires de la Musique chez nous. Son disque sortira en France le 2 mars 2018 et la demoiselle entamera une grande tournée française ce même mois, avant de regagner son pays et de revenir cet été nous voir. Elle sera présente au Festival Pause Guitare d’Albi les 4 et 5 juillet.

Une artiste et une personnalité hors des sentiers battus à découvrir d’urgence.

http://www.samuelemusique.com

 

PALOMA « RABIA » (Le Triton)

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Elle n’a que 25 ans mais sa vie artistique est déjà bien remplie. Paloma, fille du guitariste et chanteur Vicente Pradal et de la chanteuse Mona Arenas a commencé à danser à 4 ans avant de s’initier au chant flamenco avec sa mère. On l’a notamment remarquée avec « Herencia » aux côtés de son père et de son frère pianiste Rafael, elle venait d’avoir 16 ans…

Mais le flamenco n’est pas la seule passion de la jeune chanteuse. Elle s’intéresse aussi au jazz (elle a travaillé avec Minino Garay, Pierre Bertrand), au hip-hop, à l’électro, au ragga-dancehall, bref elle s’ouvre à tous les styles et à toutes les rencontres.

Premier album sous son nom, « Rabia » est le fruit de ses différentes expériences. Paloma nous propose sa vision et son interprétation toute personnelle de chansons connues comme l’émouvante « No me dejes,no » (« Ne me quittes pas » de J.Brel), « La peregrinación » (popularisée en France par Gilles Dreu en 1968 sous le nom de « Alouette ») mais aussi de titres moins connu dont une composition très réussie de Paloma (« Rabia »). La jeune femme a également mis en musique « Fiançailles », un poème de Federico Garcia Lorca.

Sa voix, tantôt rageuse tantôt bouleversante ne laisse personne indifférent et nous prend aux tripes. C’est une voix qui vient directement du coeur et les musiciens qui l’accompagnent, dont le talentueux Samuelito (guitares,palmas), ne font qu’accentuer sa puissance émotionnelle. Superbe !                                                  B.J

Sortie de l’album le 3 mars 2018

http://www.facebook.com/pages/Paloma-Pradal-Officiel/1412912425632619

 

JACKY MOLARD QUARTET « MYCELIUM » (Innacor)

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On ne présente plus le violoniste Jacky Molard. De la création de Gwerz en 1980, en passant par Jacques Pellen Celtic Procession, Tryptique, Erik Marchand & le Taraf de Caransebes, le musicien et compositeur n’a eu de cesse d’explorer les musiques populaires de Bretagne et d’ailleurs avec un sens inné de l’improvisation.

Au sein de son quartet (Yannick Jory au saxophone, Hélène Labarrière à la contrebasse et Janick Martin à l’accordéon) il a réalisé 3 albums où fusionnent musiques traditionnelles, musiques du monde, jazz et improvisations. En 2010 le groupe enregistre « N’Diale » avec le trio de la chanteuse malienne Foune Diarra qui est élu « Coup de coeur Charles Cros » catégorie Musiques du Monde.

Avec « Mycelium » Jacky Molard a souhaité une participation optimale des musiciens et invités, aussi bien au niveau de l’interprétation que des compositions. Ainsi les 7 titres de l’album sont successivement signés par Jean-Michel Veillon (flûte traversière), Serge Teyssot Gay / Khaled Al Jaramani (guitare électrique), Yannick Jory, François Corneloup (saxo), Albert Marcoeur (voix et percussions) et bien sûr Jacky Molard. On trouve également le batteur Christophe Marguet sur 2 morceaux.

Le « Mycelium » du Jacky Molard Quartet est constitué d’une vie musicale riche et exigeante qui ne s’offre pas facilement aux oreilles distraites. Il faut un minimum de patience pour l’appréhender, mais au bout du compte le voyage qu’il nous offre vaut largement le détour…

Sortie le 3 mars 2018

http://www.facebook.com/jackymolard4tet

FEMI KUTI « ONE PEOPLE ONE WORLD » (Knitting Factory / Partisan)

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Le mouvement Afrobeat crée par Fela dans les années 70 ne s’est jamais tari et a toujours trouvé de dignes successeurs. L’un de ses plus fidèles représentants est bien sûr son fils Femi qui a enregistré 9 albums dans la lignée musicale et engagée de son père.

Pour ce dixième enregistrement, Femi a choisi de revenir aux racines africaines de la musique. On retrouve le funk torride mâtiné de highlife et de jazz caractéristique de ce style mais aussi des influences reggae et caribéennes. Mais le réel changement vient  de l’esprit nettement plus optimiste qui se dégage de l’ensemble. « Je veux donner à la jeune génération un message d’espoir » déclare Femi à propos de son disque.

Effectivement, un titre comme « One people one world » (dont le clip a déjà été présenté ici même le 18 janvier dernier) respire une fraicheur et une gaieté peu ordinaire. C’est une composition assez accrocheuse et très dansante, résolument optimiste. Mais que l’on ne s’y trompe pas : Femi Kuti n’a pas changé de registre et ne renie en rien ses engagements politiques… Il suffit de jeter un œil aux titres des chansons : « Africa will be great again », « Best to live on the good side », « Evil people », « Equal opportunity », « Corruption na stealing »…

L’album a été enregistré principalement à Lagos en compagnie de son groupe Positive Force. Son fils Omorinmade a également participé à la session en jouant du piano et de la basse sur plusieurs morceaux. Au total on trouve 12 titres gorgés de cuivres et de rythmes implacables avec un seul passage « calme » (et de toute beauté), la chanson qui clôt l’album : « The way our lives go » avec ses chœurs entrainants.

Un album qui vous réchauffera au coeur de cet hiver.

Sortie le 23 février 2018

http://www.femikuti.com

 

DJÉNÉBA & FOUSCO « KAYEBA KHASSO » (Lusafrica)

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C’est leur premier album et c’est une belle réussite. Djénéba Kouyaté et Fousseyni Sissoko dit « Fousco » viennent du Mali. Ils se sont rencontrés en 2010 lors d’un célèbre télé crochet national qu’ils ont remporté successivement, lui au chant et à la guitare, elle au chant. Ils ont alors décidé de travailler ensemble après avoir constaté que leurs deux voix à l’unisson étaient un vrai bonheur.

Le jeune duo est vite devenu inséparable sur scène, mais aussi dans la vie. En 2015 ils sont invités à participer au festival Africolor où ils sont en résidence. Puis ils se lancent dans l’enregistrement de leur premier album, tout en travaillant à la création de la pièce de théâtre « 2147 et si l’Afrique disparaissait ? » de Moïse Touré dont ils écrivent une partie de la musique aux côtés de Rokia Traoré.

La musique de Djénéba & Fousco est résolument moderne bien qu’encrée dans la tradition. Les magnifiques ballades que sont « Regrets », « Kayeba Khasso » (avec accordéon et violoncelle) alternent avec des titres beaucoup plus rythmés comme « Kono » (reggae qui se termine avec un passage de guitare très rock), « Riche » ou encore « Djeliyaba ». Quant au morceau « Fousco et Djeneba » il s’agit carrément d’un blues électrique bien convaincant…

En concert le 7 février 2018 au Pan Piper (Paris 11ème).

Sortie de l’album le 23 février 2018

http://www.djenebaetfousco.com

THE BUTTSHAKERS « SWEET REWARDS » (Underdog)

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Cela fait maintenant une dizaine d’années que les Buttshakers et leur charismatique chanteuse Ciara nous assènent une soul torride à nous faire prendre un hiver glacial pour un été au Sahara. Après « Wicked woman », « Soul kitchen » et « Night shift », voici donc leur dernier brûlot : « Sweet rewards ». Autant mettre les choses au point : le feu qu’ils ont allumé ne sera pas en phase d’extinction avec ce dernier opus…

Comme si leur combinaison habituelle guitare – basse – batterie – trombone – sax baryton et voix ne suffisaient pas ils ont décidé d’ajouter un renfort de cuivres, un clavier et des chœurs ! Le groupe (originaire de la région lyonnaise) ne nous accorde pas une minute de répit, propulsé par la bouillonnante américaine Ciara (née dans le Missouri). Seuls des titres comme « Movin on » et surtout « Roll miss Roll » nous permettent de reprendre un peu de respiration. On imagine ce que cela doit donner sur scène !

Leur musique a délaissé quelque peu le son rock des guitares présent à leur début au profit d’une soul plus « conventionnelle », plus « cuivrée » mais tout autant énergique. L’album est plutôt court (35 minutes environ) composé de 9 morceaux concis mais suffisamment dosés pour un maximum d’efficacité. Dernière précision si vous écoutez ce disque dans votre salon, un bon conseil : n’oubliez pas d’écarter vos chaises et fauteuils car ça risque fort de déménager …                                            B.J

Sortie : le 9 février 2018

http://www.thebuttshakers.com         http://www.facebook.com/TheButtshakers

Les images du clip « In the city » ont été tournées pendant les manifestations déclenchées après la mort de Mike Brown par la police en août 2014.