IRINA GONZALES « EMIGRAR » (Autoprod)

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Irina Gonzales est née à Santa Clara, au centre de Cuba. Après des études de chant choral et de direction de chœur elle apprend le hautbois et le cor anglais et joue dans l’Orchestre Symphonique de sa ville. Puis elle se rend à La Havane et apprend à jouer de multiples instruments (guitare, piano, harmonica, clarinette, flûtes…). On la surnomme très vite la « toca todo » (la touche à tout).

En 2011 elle sort son premier album et rencontre Axel Matrod du groupe El Gato Negro avec qui elle va donner des concerts en Argentine. Installée en France depuis 2012 elle est invitée dans bon nombre de festivals (Rio Loco, Tempo Latino…). Elle joue avec le groupe de salsa toulousain Conga Libre et avec El Gato Negro.Sous le nom de La Gitana Tropical elle sort un EP, « Mestiza » en 2016.

Cette fois-ci c’est sous son propre nom qu’elle fait paraitre « Emigrar », un album dédié à tous les migrants du monde. Un disque qui foisonne de rythmes et de mélodies de toutes sortes et où se côtoient des saxophones, une sitar, des choristes de gospel… Irina a composé et arrangé l’ensemble et joue de la guitare. C’est un album riche en couleurs et en métissage, un disque généreux et chaleureux à l’image de son auteur.                       B.Jean

http://www.irina-gonzales.com

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LA PIETÀ « LA FILLE LA MOINS FÉMINISTE DE LA TERRE »

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Mieux vaut tard que jamais… Le clip présenté ici est sorti au mois de mars dernier et je ne l’ai découvert que récemment. Mais quelle claque !

La Pietà n’a pas pour habitude de mâcher ses mots, c’est le moins qu’on puisse dire… Elle nous fait entendre des choses que l’on n’a pas forcément envie d’entendre et elle appuie là où ça fait mal. Avec des mots crus elle nous jette à la figure un certain nombre de vérités et crie sa rage et son ras l’bol face à la bêtise et à la connerie humaine.

Une chanson et un clip « rentre dedans » qui remue et qui touche. Chapeau !

La Pietà vient de sortir un EP, « Chapitres 5 & 6 ». Quant à l’album final il devrait voir le jour courant 2019.                                                                                                                           B.Jean

http://www.facebook.com/Lapietamusic

DIEGO IMBERT « URBAN » (Trebim Music)

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Diego Imbert a commencé par le violon (à 6 ans) avant de choisir la basse électrique à 15 ans, puis la contrebasse. Son nom est crédité sur les pochettes de disques de nombreux artistes tels Birelli Lagrène, Sylvain Beuf, Françoise Hardy, Sanseverino, Olivier Ker Ourio, Jean-Pierre Como…

En 2017 on le retrouve sur « Tribute to Charlie Haden » aux côtés d’André Ceccarelli et Enrico Pieranunzi. Cet album est nommé « Album sensation » aux Victoires de la Musique Jazz 2018.

« Urban » qui est arrivé dans les bacs récemment a en fait été enregistré en 2016, mais les trois musiciens sont rentrés en studio au même moment pour l’album hommage à Charlie Haden ce qui explique la sortie tardive d' »Urban »… Sur ce disque Diego Imbert tient la basse et la guitare aux côtés de Pierrick Pedron (sax alto), David El-Malek (sax ténor), Quentin Ghomari (trompette, bugle), Bastien Ballaz (trombone), Pierre-Alain Goualch (claviers) et Franck Agulhon (batterie, percussions).                                           B.Jean

 Concerts de lancement d’album les 17 et 18 janvier 2019 au Sunset (Paris).

STÉPHANE GALLAND & (THE MYSTERY OF) KEM (Outhere Music)

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Né près de Bruxelles, le batteur Stéphane Galland a un parcours peu conventionnel. Il a développé et renforcé sa technique  en étudiant les rythmes les plus complexes sur le terrain auprès des Pygmées de Centrafrique, du maître sénégalais Doudou Ndiaye Rose ou encore auprès de spécialistes des rythmes indiens.

Il a joué et enregistré avec Zap Mama, Joe Zawinul, Ibrahim Maalouf, Angélique Kidjo, Winton Marsalis… On retrouve son nom sur plus d’une soixantaine d’albums ! Sur ce nouveau projet il est entouré de Sylvain Debaisieux (saxophone), Bram De Looze (piano) et Federico Stocchi (basse). Sont également présents deux prestigieux invités : Ibrahim Maalouf (sur « Memetics ») et surtout l’un des maîtres de la flute carnatique, Ravi Kulur, qui illumine tout le disque sur 7 morceaux.

Le nom « Kem » désignait dans l’Égypte ancienne la couleur noire, la couleur de la terre fertile du Nil, c’est un terme très positif. Cet album, l’un des plus personnels du musicien, réunit toutes les influences accumulées depuis le début de sa carrière, tous les rythmes découverts au travers de ses nombreuses rencontres. C’est une belle et subtile synthèse offerte par un musicien créatif et curieux de tout.                                                                B.Jean

/www.facebook.com/stephanegalland11

MEO « LA DISSIDANSE »

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En ces temps de révolte populaire et de manifestations, voici un clip d’actualité qui tombe à pic et qui en plus provoque une bonne humeur communicative.

Tournée dans les rues de Granville (Normandie) à la mi-juin avec la participation active de ses habitants, la vidéo du chanteur Meo (compositeur pour Thomas Dutronc) est un véritable hymne de révolte non-violent.

B.Jean

//www.facebook.com/541425865888175/videos/292616984912128

L’ATTIRAIL « HOW TO SWIM IN THE DESERT » (Les Chantiers Sonores/Csb Prod)

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Avec 11 albums au compteur depuis 1996 (sans compter deux B.O.F), L’Attirail fondé par Xavier Demerliac et Jean-Stéphane Brosse a développé un univers musical uniquement instrumental aux influences très cinématographiques. Après avoir exploré à sa façon les musiques de l’Est puis celles de l’Ouest le groupe s’attaque cette fois-ci à un autre genre : le ska.

Ce douzième album bouleverse les codes habituels du collectif car pour la première fois les six musiciens accueillent parmi eux… un chanteur ! Et pas n’importe lequel car ils ont choisi un drôle d’énergumène en la personne de Hocine Boukella, alias Sidi Bémol. Sur 3 titres le chanteur algérien propulse l’univers de L’Attirail vers un sommet d’humour et de loufoquerie avec « How to swim in the desert », « The grin without the cat » et « Le drogman fait la planche ».

Cette irruption du chant donne une énergie supplémentaire à L’Attirail tout en respectant son image. Les 14 compositions de ce nouvel opus traitent de sujets aussi  « sérieux » que les techniques de nage dans les oasis, les poissons volants dans le désert ou encore les tenues singulières de directeurs sportifs… Bref, des thèmes essentiels pour mieux comprendre le monde actuel !

On le comprendra vite, « How to swim in the desert » (« Comment nager dans le desert ») a de quoi réveiller la joie et la bonne humeur qui sommeillent en chacun de nous. A déguster sans modération !                                                                                                         B.Jean

http://www.lattirail-groupe.com

KALUNE « KALUNE » (Zamora Prod)

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« Le plus grand des voyageurs n’est pas celui qui a fait 10 fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même ». C’est par cette phrase que se termine la chanson « Lâcher prise (car paix dit aime) », premier titre des six présents sur cet EP et que vous pouvez découvrir ci-dessous avec son très beau clip. L’album, lui, est prévu au printemps 2019.

Le slam de Kalune est engagé, mais se veut optimiste et joyeux. Ses textes parlent d’écologie, de développement durable et d’engagement citoyen. Des paroles qui nous touchent et qui donnent du baume au coeur au milieu du pessimisme ambiant.

Damien, dit Kalune, a sorti un premier disque en 2002 en compagnie de rappeurs palois. Il a ensuite fondé le groupe Ketama, a suivi une formation d’éducateur spécialisé avant de créer Les Gueules de WaB avec un ami. En 2017 il sort le clip « Le mal de Terre » (que l’on retrouve dans ce disque). Cette chanson remporte le prix « Chansons pour la planète ».

Le clip de « Cannelle » fait quant à lui un tabac et le fait connaitre à un plus large public. « On recrute » et son refrain festif devient vite un véritable hymne écolo repris souvent dans les manifestations populaires et les ZAD, ainsi que « Les fleurs de la résistance ». Aux côtés de Kalune, on retrouve d’anciens Gueules de WaB ainsi que la violoniste Anaïs Laffon.

Malgré les turpitudes de la vie qu’il connait bien (son fauteuil roulant en est un exemple…), Damien « Kalune » garde une incroyable énergie qu’il sait merveilleusement bien nous transmettre au travers de ses chansons. Cet humaniste misanthrope nous délivre avec ce mini album un grand bol d’air frais propre à réveiller nos consciences endormies. Frais, revigorant et salutaire !                                                                                  B.Jean

https://fr-fr.facebook.com/kalune.musique