Rencontre avec Baptiste W Hamon au Festival ODP, Talence (33)

Par défaut

Baptiste W Hamon était à l’affiche du festival ODP qui se déroulait à Talence, près de Bordeaux, du 13 au 15 mai dernier.Une excellente occasion pour Elektrik Bamboo de lui poser quelques questions, deux heures avant de monter sur scène…

Baptiste face                                            Photo Bernard Jean

Baptiste, c’est la première fois que tu te produis dans la région bordelaise ?

Absolument, c’est une première et je suis super content d’être là.

Quels sont les musiciens qui t’accompagnent sur scène ?

Nous sommes ce soir dans la formule trio, celle avec laquelle on tourne beaucoup.Moi, je suis à la guitare folk et au chant. Mes deux compères font les chœurs, Alex (Alexandre Bourit) est à la guitare électrique et Noé à la guitare folk et il a des percussions aux pieds.

Nous n’aurons donc pas la chance de voir Alma Forrer…(l’interprète du splendide duo sur « Peut-être que nous serions heureux »)

Non, il n’y aura pas Alma Forrer. Je suis obligé dans ces circonstances de chanter notre duo tout seul (rire de Baptiste). D’ailleurs à l’origine la chanson n’avait pas été écrite pour un duo…C’est un peu un retour aux sources quand elle n’est pas là.

 

TrioPhoto Bernard Jean

« L’insouciance » a eu un excellent écho par les médias, en France et à l’étranger, et le public a bien suivi. T’attendais-tu à un tel accueil ?

Pour un premier album on plonge toujours dans l’inconnu surtout quand on présente un univers que les gens ne connaissent pas. D’autant plus que c’est un univers singulier parce que j’essaye d’allier à la fois mon amour pour le folk américain, la country et pour la langue française. Et c’est vrai que je suis heureux de voir à quel point il y a eu un accueil  aussi positif de la part des médias et du public. Pour moi, cela valide une démarche où j’ai évité les compromis vers une musique plus commerciale et où j’ai réussi à faire vraiment ce que je voulais. J’ai pu enregistrer aux États-Unis avec des musiciens américains et je suis content que cette authenticité s’entende.

En plus, les bonnes nouvelles continuent avec l’attribution d’un « Coup de cœur » de l’Académie Charles Cros…

Oui, c’est incroyable ça ! J’ai reçu ce prix alors que j’étais à Pézenas pendant le festival Bobby Lapointe. Il y a une accumulation de bonnes nouvelles, mais c’est une étape et je pense déjà au second disque car les choses vont vite…

Baptiste profilPhoto Bernard Jean

Pour l’enregistrement de ‘L’insouciance » à Nashville, comment s’est fait le choix des musiciens et notamment des deux invités vedettes, Will Oldham (Bonny Prince Billy) et Caitlin Rose ?

Alors, en fait j’avais ciblé Mark Nevers qui a réalisé des disques que j’adorais dans les années 90, des artistes comme Lambshop, Andrew Bird, Will Oldham, Caitlin Rose…Je lui ai envoyé un mail en lui expliquant que je venais jouer dans un festival au Texas et que je souhaitais enregistrer un album là-bas.Il a reçu les maquettes que je lui avais fait parvenir et a accepté de s’occuper du disque. Suite à ça je me suis permis de lui faire une liste de gens avec qui il avait travaillé et qui seraient susceptibles de participer à l’enregistrement. Le premier nom en tête de ma liste était celui de Will Olham, mais je n’y croyais pas trop…Il m’a aussitôt répondu qu’il le contactait et qu’il me donnerait une réponse rapidement ! Trois heures après un mail m’avertissait que Will Oldham était O.K…Je n’en revenais pas !

Parle-moi un peu de l’EP « Ballade d’Alan Seeger, chansons sur la grande guerre ».

Il est sorti il y a un an et demi. En 2014 on commémorait le centenaire du début de la 1ère guerre mondiale et à la suite d’un déménagement je suis tombé sur tout un tas d’archives de mes arrières grands-parents paternels. J’ai trouvé notamment un manuscrit rédigé par mon arrière grand-père dans lequel il racontait sa guerre. J’ai été très ému à cette lecture d’une trentaine de pages écrit en patois angevin et ça m’a inspiré la chanson « Tranchée » qui figure sur cet EP. Je suis ensuite tombé sur l’histoire de ce poète américain, Alan Seeger (oncle du célèbre chanteur Pete Seeger) qui s’est engagé dans la légion étrangère au début de la guerre parce qu’il était amoureux de la France, de sa culture et de sa littérature. Ça m’a permis de faire un pont entre la Grande Guerre et mon amour pour l’Amérique aussi.

trio de loin               Photo Bernard Jean

Si tu avais la possibilité d’avoir l’artiste de ton choix pour jouer sur scène avec toi, quel serait ta préférence, en supposant que tout soit possible ?

(Réflexions de Baptiste W Hamon)…C’est difficile…mais la plus grande légende vivante que je connaisse en musique, c’est Léonard Cohen. C’est une énorme source d’inspiration pour moi. C’est un poète, un chanteur avec une voix, il fait partie des gens qui m’ont donné envie d’écrire des chansons. Il est ma première référence aujourd’hui, il y a aussi  Dylan mais Cohen a quelque chose de plus pour moi.

Entretien réalisé le dimanche 15 mai 2016.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s