SO LONG, LEONARD (1934-2016)

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Leonard Cohen est entré dans ma vie il y a fort longtemps. J’étais lycéen à cette époque et j’avais découvert cet artiste au travers de chansons devenus des classiques depuis : « Suzanne », « The partisan », « So long Marianne »… Dans les années 70, Graeme Allwright avait adapté nombre de ses chansons en français avec beaucoup de talent et avait ainsi œuvré à la popularité de ce poète canadien. Cela était d’autant plus important que les textes de Leonard Cohen sont essentiels, bien plus que ses musiques.

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L’album qui m’a le plus marqué et continue encore à me hanter est certainement « Songs of love and hate » (sorti en 1961) avec « Avalanche » ou « Famous blue raincoat ». C’est un album sombre (comme sa pochette) et qui collait parfaitement à ce que je ressentais alors. Cet espèce de mal-être qui a accompagné mon adolescence trouvait dans cet enregistrement une sorte de compagnon qui comprenait mes états d’âme et savait les apaiser.

Ses poèmes ont aussi trouvé un large écho auprès de ma mélancolie et de mes rêveries. « The favorite game » a longtemps été mon livre de chevet, même si la compréhension de certains de ses textes était loin d’être parfaite… Mais qu’importe, même si je ne maitrisais pas toute les subtilités de ses écrits, j’en ressentais toute la force et la sensibilité.

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Je me souviens en particulier d’un petit flirt timide lors de mes premières vacances. C’était sur la presqu’île de Saint-Mandrier et j’avais rencontré deux jeunes anglaises dont le romantisme de l’une d’elle m’avait touché. Après quelques jours de vagabondages ensemble et la veille de son départ, je lui avait dédié un des poèmes de « The favorite game »… Une sorte de déclaration d’amour sans espoir mais qui me tenait à cœur.

Les années ont passé mais les différentes œuvres de l’artiste sont restées proches de moi, comme un ami que l’on perd quelquefois de vue mais que l’on retrouve avec toujours autant de bonheur. Car même définitivement absent, il sera pour toujours présent quelque part dans un repli de mon esprit, prêt encore à m’accompagner et cela jusqu’au voyage final…

B.J.

Le vendredi 11 novembre 2016.

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